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Les dossiers HADOPI, ACTA, ANONYMOUS, MEGAUPLOAD, WIKILEAKS et par certains aspects FREE sont les signes de rivalités pour le contrôle de l'internet. Cette guerre en sourdine et qui ne porte pas de nom pourrait être fatal à l'internet ou faire de lui une pâle copie de ce que nous avons connu. Or que voulons-nous ? Voulons-nous que l'internet et le web soient un lieu où les conflits d'intérêt commerciaux déjà à l'oeuvre dans la sphère économique en général puissent se prolonger et se perpétuer à souhait ou voulons-nous qu'ils soient au contraire un lieu où de nouvelles solutions de ruptures voient le jour et contaminent de manière bénéfique l'économie "traditionnelle" en retour ? Autrement dit, voulons-nous laisser l'internet devenir un lieu de rivalités collectives "as usual" ou voulons-nous tenter d'en faire la première expérience réussie d'intelligence et d'action collective ? L'internet est devenu un terrain de rivalités car nous avons délaissé les valeurs fondamentales inscrites dans son code génétique et notamment le lien, le partage, la collaboration, la neutralité, le libre. Il nous suffirait de réaffirmer ces valeurs dans chacun des conflits qui l'émaillent pour résoudre ces derniers un à un. Ce "nous" c'est le peuple des internautes, car il n'y a sans doute pas plus légitime que nous, les internautes, pour s'assurer de la bonne activation de ces valeurs et d'une manière générale de décider de la direction à donner à l'internet . En affirmant notre souveraineté sur l'internet nous allons permettre que son équilibre ne soit plus jamais rompu. C'est alors que nous allons enfin donner à l'internet ses lettres de noblesse et faire de celui-ci un vecteur d'évolution de notre civilisation en crise.
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Lieu : Dans les studios de Webcastory
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Format : Talkshow
Traitement : Débat d'idées
 
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Les dossiers HADOPI, ACTA, ANONYMOUS, MEGAUPLOAD, WIKILEAKS et par certains aspects FREE sont les signes de rivalités pour le contrôle de l'internet. Cette guerre en sourdine et qui ne porte pas de nom pourrait être fatal à l'internet ou faire de lui une pâle copie de ce que nous avons connu.

Or que voulons-nous ?

Voulons-nous que l'internet et le web soient un lieu où les conflits d'intérêt commerciaux déjà à l'oeuvre dans la sphère économique en général puissent se prolonger et se perpétuer à souhait ou voulons-nous qu'ils soient au contraire un lieu où de nouvelles solutions de ruptures voient le jour et contaminent de manière bénéfique l'économie "traditionnelle" en retour ?

Autrement dit, voulons-nous laisser l'internet devenir un lieu de rivalités collectives "as usual" ou voulons-nous tenter d'en faire la première expérience réussie d'intelligence et d'action collective ?

L'internet est devenu un terrain de rivalités car nous avons délaissé les valeurs fondamentales inscrites dans son code génétique et notamment le lien, le partage, la collaboration, la neutralité, le libre. Il nous suffirait de réaffirmer ces valeurs dans chacun des conflits qui l'émaillent pour résoudre ces derniers un à un.

Ce "nous" c'est le peuple des internautes, car il n'y a sans doute pas plus légitime que nous, les internautes, pour s'assurer de la bonne activation de ces valeurs et d'une manière générale de décider de la direction à donner à l'internet.

En affirmant notre souveraineté sur l'internet nous allons permettre que son équilibre ne soit plus jamais rompu.

C'est alors que nous allons enfin donner à l'internet ses lettres de noblesse et faire de celui-ci un vecteur d'évolution de notre civilisation en crise.

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  • Commentaire de Frédéric BASCUNANA : j'aurais plutôt titré :"Le web est-il un levier de sortie de crise (morale) ?" Commentaire de : Oui Frédéric c'est une question implicite mais à mon avis qui appelle un traitement trop vaste ;-)Mais surtout sur le fond je pense qu'il s'agit déjà que l'écosystème internet résolve ses propres contradictions (les rivalités dont je parle) avant qu'il n'envisage sérieusement de "contaminer" de ses propres valeurs, de sa propre culture, le reste du monde.Autrement dit si nous ne sommes pas déjà exemplaire avec ce qui constitue notre écosystème comment pourrons-nous espérer devenir un levier pour les autres ?!Ceci étant dit ta question m'interpelle et me fait prendre conscience d'une autre : est-il encore censé de considérer qu'il y a d'un côté l'internet et le web et de l'autre, "le reste du monde" ? En effet l'internet et le web se sont à ce point immiscés dans le quotidien et les rouages de nos sociétés que cette distinction peut -presque- paraître obsolète. Commentaire de : en somme ta question Frédéric peut tout à fait être pertinente pour un débat et je suggère auparavant que l'on réfléchisse sur la manière dont l'internet peut résoudre ses contradictions pour y voir déjà un peu plus clair :-) Commentaire de : Frédéric, ne pourrait-on pas faire de ta question une nouvelle chaîne sur TTT voir une nouvelle thématique TV ?l'internet comme levier de sortie de crise ?oul'internet comme solution de sortie de crise ?(le terme "moral" n'est pas obligatoire selon moi)c'est vrai qu'il y aurait de quoi faire en la matière ... Commentaire de Karine Durand-Garçon : Ce sujet me rappelle un talk de Michel Serres qui nous apprend que les lois au sein d'un espace nouveau ne peuvent s'élaborer que par ceux qui l'habitent. Voici le lien sur une série de 7 vidéos youtube : http://www.youtube.com/watch?v=_IycDx5OGEQ&list=PL1B8F9A3F4669EDB0&index=1&feature=plpp_videoEt en effet, la question que je me pose aussi est bien celle du comment. Commentaire de : Merci Karine pour ce lien. Je vais visionner les vidéos et reviendrai te donner mon avis. Commentaire de Karine Durand-Garçon : voici un article pas mal qui me fait aussi penser à ce sujet : http://www.fhimt.com/2012/04/27/dont-be-evil-oh-wait/ Commentaire de Laurent Penou : Je crois que ce TED est assez proche dans l'esprit et encore plus provoquant dans le sous entendu de ce que internet pourrait amener soit une approche de la démocratie Commentaire de Karine Durand-Garçon : se porte volontaire pour participerSujet clef pour tous les internautes dont je suis. Je peux apporter des contributions ponctuellement de façon asynchrone et sans engagement en concentration et en durée. Absente numériquement durant le mois de mai. Commentaire de : Article intéressant en effet qui revient sur les pratiques considérées comme "limites" des géants des nouvelles technologies, et notamment concernant la vie privée des internautes. La perspective soulevée par l'article que ces pratiques proviennent de la nécessité impérative pour ces sociétés, étant donné qu'elle avance en terre inconnue, de "tester" le marché et d'avancer par une succession d'essais / erreurs / corrections est intéressante et ajoute de la matière au débat sur la gouvernance de l'internet. Sa conclusion est éminemment classique et politiquement correcte par contre puisqu'elle laisse entrevoir la nécessité d'une discussion entre les géants de l'industrie et les politiques sur les impacts sociétaux qu'engendrent les nouvelles technologies et les décisions prises dans ce domaine. Cette conclusion me suggère les questions suivantes : Est-ce que cette discussion n'a pas déjà lieu en coulisse entre les 2 protagonistes cités en France ? Ailleurs ? Quels sont les liens entre les politiques et les géants de l'industrie des nouvelles technologies en France ? Ailleurs ? Un modèle d'entente existe-t-il dans un autre pays ? Les internautes y sont-ils associés ? Si oui comment ? Seulement pour un avis consultatif ou plus ? Comment en bout de chaîne sont prises les décisions ? Merci Karine pour ce lien utile. Commentaire de : merci Laurent ... il manque le lien vers la conf TED il me semble ;-) Commentaire de Karine Durand-Garçon : Beaucoup de matière dans ce talk de Benjamin Bayart : http://youtu.be/8olsQKHtleMà 22 minutes il fait une définition de ce qu'est un internaute et on peut comprendre pour l'avoir expérimenté chacun qu'il y a bien différents stades de "maturité" de l'internaute.Cela m'amène à poser l'hypothèse qu'un jour, on sait pas bien quand (50 ans, 300 ans) le peuple des internautes sera le même ensemble que le peuple lui même. Une question de diffusion virale finalement.Faut-il de là conclure : attendons simplement ?Benjamen Bayart exprime au contraire qu'il est urgent de faire avancer le débat car s'il n'a pas lieu l'issue sera violente. Commentaire de Laurent Penou : ouuups -> Jennifer Pahlka: Coding a better government http://www.ted.com/talks/lang/fr/jennifer_pahlka_coding_a_better_government.html Commentaire de Laurent Penou : J'ai la même perception que sa conclusion le moment charnière est maintenant Commentaire de : Karine je me dépêche de poster ce commentaire avant que tu ne sois "absent numériquement" (belle formule ;-)Tu fais bien effectivement d'attirer notre attention sur la définition que l'on doit donner au terme "internaute" et par extension aux termes "peuple internaute" que j'emploie dans le titre du débat.J'ai visionné la séquence que tu indiques à 22 min. Benjamin Bayart estime qu'un internaute suit des étapes de croissance qu'il identifie comme étant les suivantes :- Acheteur- kikoolol- lecteur- râleur- commentateur- auteur- animateurLe mieux pour comprendre son raisonnement, c'est encore de visionner la vidéo à 22 mn et comme tu le suggères.Par rapport à cette approche j'aimerais ajouter le commentaire suivant : au début du web en France en 1994 et les années qui suivirent la dimension "acheteur" était très marginale car les sites de vente en ligne étaient tout simplement inexistant ou faisaient à peine leurs premières armes. L'intérêt était ailleurs. Nous allions sur le web avec le sentiment fort d'entrer dans une contrée inconnue mais prometteuse qui sollicitait en nous des aptitudes humaines telles que l'échange et la découverte des autres (à l'époque les sites perso étaient pléthores). A l'époque l'acheteur était donc loin d'être la première étape. C'est à se demander si la définition que l'on donne à l'internaute est tributaire de l'époque de croissance de l'internet dans laquelle on se situe...Il me semble que la première définition que l'on est en droit d'attendre de ce terme est la suivante : un internaute c'est un utilisateur de l'internet. C'est d'ailleurs celle que wikipédia nous donne : http://fr.wikipedia.org/wiki/InternautePour ma part je pense qu'un internaute c'est un utilisateur de l'internet qui a acquis le réflexe internet. Je m'explique : lorsque l'on utilise l'internet au départ, on acquiert certains mécanismes d'usage : envoyer un e-mail, faire une recherche depuis un moteur de recherche, ouvrir un compte utilisateur... mais cela ne nous donne pas nécessairement le réflexe d'utiliser internet pour répondre aux sollicitations de la vie quotidienne. Par exemple si j'écris une lettre pour laquelle je cherche une formule de politesse, dans les premiers temps en tant qu'utilisateur de l'internet il est peu probable que j'aille spontanément sur un moteur de recherche pour m'essayer à taper "je vous prie de croire..." et laisser mon moteur de recherche me soumettre la suite de la phrase, je chercherai dans ma mémoire, ou demanderait à mon entourage ou encore chercherai dans un livre de français. L'utilisateur de l'internet qui par contre acquiert ce réflexe qui consiste à combler son manque de connaissance en usant spontanément de l'internet est un internaute. Il en est de même avec d'autres manques et notamment s'il recherche un objet et qu'il va s'enquérir de le trouver en écumant le web aider des moteurs de recherche et les comparateurs de prix.Selon moi un internaute est un utilisateur de l'internet qui a véritablement un pied dans l'internet comme un cosmonaute a un pied dans l'espace. Il s'y rend naturellement pour aller y chercher l'objet de ses recherches. Cela ne l'intimide plus comme cela n'intimide plus le cosmonaute de s'affranchir de l'attraction terrestre pour rejoindre l'espace et ses repères à l'inverse des lois de la gravité. L'internet est notre espace où les lois terrestres, les limites du quotidien ne seraient-ce que géographiques mais aussi cognitives s'effacent.Quant au "peuple internaute" dont je cite dans le titre du débat c'est encore autre chose... comme le souligne la définition de wikipédia (http://fr.wikipedia.org/wiki/Peuple) le "peuple" fait référence à "un ensemble d'êtres humains vivant sur le même territoire ou ayant en commun une culture, des mœurs, un système de gouvernement. Ceux-ci forment à un moment donné une communauté historique partageant majoritairement un sentiment d'appartenance durable, une communauté de destins."Selon moi le peuple internaute ce sont les internautes qui ont le sentiment d'appartenir à une communauté plus grande composés donc de l'ensemble des internautes et qui en conséquence sont sensibles à l'évolution que l'internet va connaître et les internautes avec. Les membres du peuple internaute (doit-on les appeler les citoyens internautes ?) sont des internautes qui ont cessé d'avoir un rapport seulement de consommation avec l'internet mais qui entretiennent avec celui-ci en plus ou exclusivement un rapport de création. Ils ont conscience que leur utilisation de l'internet est créatrice de ce dernier. Par extension ils perçoivent l'internet comme un rouage de la société et souhaite le mettre au service de l'évolution de celle-ci ainsi que de l'humanité.Bref, l'internaute est sans doute comme le suggère Benjamin Bayart un processus de croissance et pour ma part je suggère les étapes suivantes qui complètent les siennes mais sous un autre angle :Connecté à l'internet C'est typiquement un abonné à une box internet qui se contenterait d'un surf de temps en temps... et encore. Il a la connexion internet mais ne s'en sert pas nécessairement. Il est juste connecté en somme et peut devenir un utilisateur.Utilisateur de l'internetC'est un connecté à l'internet qui utilise l'internet sporadiquement voire régulièrement et notamment pour envoyer un email, faire des achats, visionner une vidéo ou un clip sur un site de partage de vidéos, effectuer une recherche sur un moteur de recherche, etc. L'internet est encore à ce stade perçu comme un outil pratique utile au quotidien mais pas plus... InternauteC'est un utilisateur de l'internet qui a acquis "le réflexe internet" (voir ci-dessus)Peuple internaute / citoyen internauteC'est un internaute qui a conscience que les internautes forment une communauté et qu'il fait partie de celle-ci. Il comprend aussi qu'il est co-créateur de l'internet du fait notamment de l'utilisation qu'il en a (voir ci-dessus).Oups! mon commentaire est long... j'arrête là pour le moment ;-) Commentaire de : un petit quelque chose me gêne dans ce découpage (je vous livre ma réflexion au fil de l'eau)... ce soir après ma journée de travail je reviens vous livrer ma correction Commentaire de Laurent Penou : Ce qu'il dit de 11:25 et 12:03 est très bon Commentaire de : Voici donc une modification au découpage dont je parle ci-dessus :Les 3 premiers stades ne changent pas- connecté à l'internet- utilisateur de l'internet- internautele dernier devient quant à lui- internaute citoyenQuant au terme "peuple internaute" il désigne l'ensemble de ces 4 stades et non plus seulement le dernier. Ainsi le "peuple internaute" rassemble sous un même terme les connectés, les utilisateurs, les internautes et les internautes citoyens.En effet, je pense qu'il ne s'agit pas de faire de distinction élitiste entre ces 4 stades qui sont en fin de compte assimilables aux facettes d'un même sujet : l'internaute. Un internaute reste après tout un connecté et un utilisateur de l'internet. De même un "simple" connecté à l'internet peut très bien devenir un internaute citoyen et en réalité il a déjà un peu de ce stade en lui si par exemple il choisissait sont fournisseur de box internet en fonction de ses critères environnementaux (encore une fois c'est un exemple). Commentaire de : @Karine et Laurent : à propos de la conclusion de Benjamin Bayart (visible sur la vidéo à 1:43:30)http://youtu.be/8olsQKHtleMIl exprime à mon sens clairement que les politiques seuls ne peuvent enrayer le déclin alarmant des libertés au sein de notre démocratie et au sein de l'internet et même si ceux-ci devaient se constituer d'une nouvelle génération d'hommes politiques, plus jeunes et plus au fait de l'internet car il sera de toute façon trop tard quand ces derniers arriveront au pouvoir. Une attitude volontaire de la part des individus est de surcroit indispensable ... et effectivement sans le dire explicitement, il sous entend que "c'est maintenant".Ce qui rejoint totalement notre débat.Dommage qu'il n'ait pas eu le temps de développer plus... et qu'il ne soit pas membre de TTT ;-)Je vais voir de mon côté si je trouve des éléments de sa part concernant la gouvernance de l'internet. Commentaire de Laurent Penou : Boris, tu pars de l'hypothèse que nous sommes dans une démocratie, ce qui n'est pas le cas (structurellement) Et si nous étions dans une démocratie ce ne serait justement pas aux politiques d'intervenir mais à une évolution de la constitution. La constitution ne pouvant surtout pas être laissée aux politique (voir ce que fait l'Islande pour sa nouvelle constitution) Commentaire de Laurent Penou : Je pense que ce n'est pas éloigné de ce qui se passe IRL Commentaire de : Ce ne sont pas mes propos Laurent. Je tentais de rapporter ceux de BB qui d'ailleurs ne se fait pas plus d'illusion sur l'état de notre dit "démocratie" comme on peut l'entendre dans sa vidéo.Mais il faut bien avoir conscience qu'il est encore un réflexe très ancré dans la population française qui consiste dès lors qu'un problème ou une question se pose à "laisser les politiques s'en occuper" si bien que ces derniers ont fini par se mêler de tout et donc par n'avoir pratiquement plus aucune prise sur rien. Il est question d'en tenir compte et de ne pas le sous estimer dans ce débat. Puisque tu me sollicites sur ma position vis à vis des politiques je peux te préciser que personnellement Laurent je ne perçois plus les politiques comme un bouton pressoir vers la solution à tous nos maux. Mais je ne pense pas non plus qu'une attitude inverse qui consisterait à les stigmatiser nous sortirait d'affaire. Les attitudes excessives ne mènent jamais bien loin. Il y a 5 ans par exemple quand j'ai fait le constat que rien en France n'avait été fait par les professionnels et les politiques pour que nos CD et DVD usagés n'atterrissent plus dans nos poubelles de déchets ménagers mais soient réinjectés dans une filière de recyclage digne de ce nom, je n'ai pas attendu les politiques mais j'ai pris l'initiative personnelle, je dirais citoyenne, de créer un site web pour faire état de ce constat et pour inciter les particuliers et les entreprises à stocker leurs galettes de plastique usagées afin d'organiser le premier maillon de cette chaîne de collecte et de recyclage encore inexistante. Rien ne m'y obligeait. Et je n'ai aucun intérêt caché dans cette affaire. Mais pourtant je l'ai fait et j'y ai passé un temps fou. Simplement parce que j'ai conscience en tant qu'individu en ma capacité à changer la donne là où j'estime que c'est nécessaire.J'ai ainsi créé le site 1 million de DVD pour la planète : http://www.1milliondedvdpourlaplanete.netDans celui-ci je ne m'en prends pas aux politiques (qui peuvent décider des types de plastiques qui seront recyclés) ... en fait je m'en passe ni plus ni moins ;-). Ils ne se sont d'ailleurs jamais manifesté. Mais s'ils veulent venir alors pourquoi pas. Ils deviendront un participant comme un autre du projet.Cette parenthèse étant faite, ta remarque sur la constitution est fondée. C'est bien au peuple d'en prendre la charge. Commentaire de : @Karine @tousJ'ai visionné les 7 vidéos de Michel Serres à l'INRIA en 2010 que tu as citées plus haut. Tu as bien fait car elles apportent une contribution à notre débat et en particulier 2 d'entre elles, la 3eme et la 4eme qui concerne la révolution de l'espace engendrée par les nouvelles technologies. http://www.youtube.com/watch?v=_IycDx5OGEQ&list=PL1B8F9A3F4669EDB0&index=1&feature=plpp_videoMichel Serres nous dit avant tout que c'est lorsque intervient une révolution concernant l'information (dans notre manière de la stocker, de la traiter, de l'émettre et de la recevoir) que les civilisations basculent et se mettent en place de manière nouvelle comme ce fut le cas notamment durant la période de la Renaissance. Or aujourd'hui du fait des nouvelles technologies, nous vivons une telle période.La révolution que nous vivons actuellement du fait des nouvelles technologies engendre de multiples bouleversements et notamment sur nos notions du temps (vidéos 1 et 2), de l'espace (vidéos 3 et 4) et de la cognition (vidéos 5, 6 et 7).Résumé des vidéos 3 et 4 (résumé sans prétention cependant qui a pour but de vous inciter à visionner les vidéos et non l'inverse car je ne saurais me substituer à la pensée de M. Serres). Les autres vidéos sont intéressantes mais je ne peux prendre la place de tout résumer ici.Les nouvelles technologies nous ont transporté d'un espace à un autre, d'un espace euclidien, cartésien, à un espace non euclidien, non cartésien.Or ce changement n'est pas anodin. Il a des conséquences culturelles considérables qui impactent à la fois la notion de distance, le juridique et le politique.La notion de distance (vidéo n°3 / 8 min)http://www.youtube.com/watch?v=tZKops2l9VU&feature=BFa&list=PL1B8F9A3F4669EDB0Dans l'espace cartésien que nous avons connu, la notion de concentration avait son importance. On y concentrait dans un même lieu par exemple le savoir (il faut voir la vidéo pour entendre Michel Serres nous parler de la grande bibliothèque). Or aujourd'hui dans le nouvel espace introduit par les nouvelles technologies la concentration d'un savoir dans un même lieu n'a plus de sens puisqu'il me suffit d'aller chercher ce savoir au moyen d'un moteur de recherche sans bouger de chez soi.Le juridique (vidéo n°4 / 4 min 34)http://www.youtube.com/watch?v=DN7pf691Qv8&feature=BFa&list=PL1B8F9A3F4669EDB0Ensuite ce nouvel espace remet en cause la notion de droit. Depuis que nous avons changé d'espace grâce aux nouvelles technologies nous sommes dans un espace de non droit où il est impossible d'appliquer "l'ancien" droit (il faut voir la vidéo n°4 de 0:10 à 1:33 pour entendre Michel Serres faire une comparaison avec les forêts du moyen age qui étaient à leur époque des espaces de non droit également. Il explique en outre la véritable signification de "robin des bois").Il est absolument nécessaire selon Michel Serres que le nouveau droit naisse dans le nouvel espace dont il va référer et qu'il ne soit pas importer de l'ancien espace. C'est ainsi que sont nés les nouveaux droits dans l'histoire et il cite comme exemple le droit romain qui est issu de 2 jumeaux nés d'une louve habitant la forêt.Le politique (vidéo n°4 / 4 min 34)http://www.youtube.com/watch?v=DN7pf691Qv8&feature=BFa&list=PL1B8F9A3F4669EDB0Michel Serres nous parle de Madame Huart, organisatrice administrative, habitant Liège, qui écrit dans un blog en août 2007 qu'elle est triste de la division de ce pays en 2 fractions rivales et qu'elle aimerait que la Belgique reste unie. Elle fait paraitre son commentaire dans le site Lapetition.be et reçoit 160 000 signatures en quelques semaines et organise un défilé à Bruxelles qui rassemble 40 000 personnes. Un homme politique à côté peine toute sa carrière à rassembler 6 ou 700 000 voix. Madame Huart est selon Michel Serres une hirondelle qui annonce un printemps démocratique.Ces 2 derniers passages sur le juridique et la politique révolutionnés par les nouvelles technologies s'insèrent parfaitement dans notre débat sur la gouvernance.Sinon pour ceux qui ont du temps, je recommande aussi les vidéos 5, 6 et 7 concernant la révolution cognitive engendrée par les nouvelles technologies. Avec une belle conclusion : les nouvelles technologies en nous dissociant de nos facultés cognitives, et principalement de notre faculté à mémoriser, nous ont condamné à devenir inventif.http://www.youtube.com/watch?v=_qN_SV1covY&feature=BFa&list=PL1B8F9A3F4669EDB0 Commentaire de : Je ne suis pas sûr de comprendre... Que veux-tu dire par là Laurent ? Commentaire de Laurent Penou : Dans la vie réelle il ya des citoyens et des - Acheteur- kikoolol- lecteur- râleur- commentateur- auteur- animateur:)Si l'on regarde souvent dans les entreprises détruites par des plans de tout genre, les salariés disent "Nous allons faire pression sur le gouvernement pour obtenir de l'argent"comme s'il y avait une baguette magique pour créer l'argent PS: Bon maintenant on sait c'est vrai il y a une baguette magique ;) Commentaire de Bernand-Mantel Michel : Internet est, de fait, déjà gouverné par les internautes, leurs choix sont conscients, leurs esprits s'enrichissent, leurs communautés se renforcent ! Commentaire de : Merci Michelbm, votre remarque est utile à la préparation du débat car elle met le doigt sur ce qu'il faut entendre par "gouverner" et par "gouvernance de l'internet".Gouverner vient du verbe grec kubernân qui signifie piloter un navire ou un char. Il fut utilisé pour la première fois de façon métaphorique par Platon pour désigner le fait de gouverner les hommes. Il a donné naissance au verbe latin gubernare, qui revêtait les mêmes significations et qui, par le biais de ses dérivés, dont gubernantia, a lui-même engendré de nombreux termes : gouverner, gouvernement, gouvernance, etc.Source : http://ec.europa.eu/governance/docs/doc5_fr.pdfDans le même document on peut lire :Le mot anglais governance a été remis à l'honneur dans les années 1990 par des économistes et politologues anglo-saxons et par certaines institutions internationales (ONU, Banque mondiale et FMI, notamment), de nouveau pour désigner "l'art ou la manière de gouverner", mais avec deux préoccupations supplémentaires; d'une part,bien marquer la distinction avec le gouvernement en tant qu'institution; d'autre part, sous un vocable peu usité et donc peu connoté, promouvoir un nouveau mode de gestion des affaires publiques fondé sur la participation de la société civile à tous les niveaux (national, mais aussi local, régional et international). La dernière phrase est intéressante et renvoie à notre débat : "promouvoir un nouveau mode de gestion des affaires publiques fondé sur la participation de la société civile à tous les niveaux".Concernant la gouvernance de l'internet voici quelques questions qu'il me semble judicieux de se poser :Les internautes ont-ils le sentiment de conduire le navire internet dans une direction délibérée ? Ou cette conduite se fait-elle inconsciemment au gré des coups de gouvernail des intérêts des uns puis des intérêts des autres ? Est-ce qu'il faut forcément assimiler la gouvernance à un règne ? A une institution ? Comment articuler ensemble les différentes parties prenantes concernées par l'évolution de l'internet à la gouvernance de ce dernier ? En somme, quelle gouvernance doit-on donner à la gouvernance de l'internet ? Commentaire de Laurent Penou : un article concernant la position de Obama sur la gouvernance du Net http://www.whitehouse.gov/blog/2012/05/02/ensuring-open-internet Commentaire de : Merci Laurent, j'allais justement annoncé à la suite de ces commentaires qu'il serait bien maintenant de se pencher sur l'état actuel de la gouvernance de l'internet. Comment se manifeste-t-elle concrètement tant pour la gestion des affaires techniques relatives à l'internet avec des organismes tels que l'ICANN ou le world wide web consortium mais aussi pour les considérations plus politiques qui lui sont attachées ?ton article arrive à point donc ;-)je vais surfer sur le web pour trouver des documents intéressants et de façon à en tirer une substantifique moelle, et tenter un résumé qui j'espère sera éclairant Commentaire de Laurent Penou : Je pense qu'une personne incontournable à contacter est benjamin bayard ;) Commentaire de bernard fostier : trouve ce sujet : Excellent !Je ressens comme une poussé ecolo-technologique en pensant à la possible destruction de cet écosystème là-aussi. Beaucoup ont connu de leur vivant la destruction ou la dégradation de son environnement naturel, de l'espace de vie. Vivant en ville mon imaginaire se nourrit et se développe dans d'autres champs, plus virtuels... Aujourd'hui, ce sacro-saint&dictateur-à-vie "business-model" et sa mégère la politique-qui-crie-au-loup sont encore sur le point de rayer toute vie sauvage de la carte des territoires cybernétiques grands-public.... stop, luttons pour la techno-diversité ! Commentaire de : oui tout à fait il a sa place dans ce débat ainsi que Michel Serres dont nous avons parlé mais avant de les inviter je pense qu'il serait bien de délimiter encore les contours du débat comme on le fait dans les commentaires Commentaire de Michel Bernand-Mantel : Hackerspace Global Grid (HGG) Constellation par le Chaos Computer Club (CCC) et la plate-forme Open Source Commotion esquissent un futur de l'internet libre. Commentaire de : Merci Bernard pour votre soutien et votre commentaire !Ce que l'on pourrait nommer en s'inspirant de votre écrit "la préservation de la diversité du vivant au sein de l'écosystème internet" peut devenir effectivement un enjeu de la gouvernance de l'internet. Je vais regarder si je vois quelque chose sur cela qui l'évoque de près ou de loin. En tout état de cause, votre commentaire me fait penser que l'internet est un espace qui prédispose à la diversité car il est aisé d'y ouvrir un blog ou un site web mais encore faut-il que les contenus que l'on y déversent soient exprimés dans le respect de la différence de l'autre et dans la volonté et le courage d'affirmer la sienne. Est-ce que le respect de la différence est une valeur partagée par les internautes ? Commentaire de : Pour ma part il me semble que l'acte de bloguer est une tentative intéressante d'apprivoiser sa différence et de l’afficher au grand jour.J'en parle sur mon blog ici :http://boris.typepad.fr/chasseur_de_futurs/2010/10/bloguer-cest-apprivoiser-sa-diff%C3%A9rence-et-lafficher-au-grand-jour.html Commentaire de bernard fostier : Oui, une question techniquement difficile à aborder dans ce champ-là est l'accès au réseau et les conditions dans lequel cet accès se fait. Quel est véritablement le boulot de votre FAI ?La neutralité du traitement des paquets (neutralité du net) est-elle un objectif essentiel ou bien, finalement dans la jungle des machines et des types d'interconnexions, ce ne serait qu'un détail de l'Histoire... ?Quel type d'accès préconiser dans un réseau "gouverné" par les internautes ? Commentaire de : Merci. Un lien qui explique le projet "Open Source Commotion" : http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-commotion-un-reseau-internet-autonome-libre-et-gratuit-34556.html Commentaire de : Oui effectivement la neutralité du net est un dossier essentiel. Il est certains qu'une gouvernance de l'internet par les internautes, si elle est envisageable comme ce débat devra l'aborder, va conclure à la nécessité impérative d'une neutralité dans le traitement des paquets. En outre le temps venu les internautes que nous sommes pourrons nous intéresser aux autres conditions d'accès au réseau. Commentaire de : Dans un commentaire du 7 mai plus haut j'exprimais la nécessité de nous pencher sur l'état actuel de la gouvernance de l'internet.J'ai fait à ce titre une trouvaille intéressante... sur le site web de l'AFNIC, un document PDF de 5 pages édité en 2008 intitulé "les acteurs de la gouvernance de l'internet". http://www.afnic.fr/medias/documents/afnic-dossier-gouvernance-internet-06-2008.pdfOn y apprend que la notion de gouvernance de l'internet oscille entre les questions relatives à l'administration technique du réseau et son "gouvernement" avec toutes les implications politiques du terme.Que la gouvernance de l'internet à l'heure actuelle s'articule autour de 3 acteurs principaux (l'ICANN, le Forum pour la gouvernance de l'internet et l'ISOC) autour desquels gravitent de nombreux autres acteurs satellites associés.Que ces acteurs appartiennent à des mondes très différents : monde technique, secteur privé, pouvoir public, société civile.La gouvernance de l'internet est d'une réelle complexité actuellement. Pour s'en convaincre il suffit juste de regarder les 3 dernières pages (sur les 5 que comportent le document) et découvrir les liens qui unissent les différentes parties prenantes de la gouvernance de l'internet. Pour l'ICANN par exemple : Commentaire de : @ Laurent @ tousJe reprends l'article de la Maison Blanche et d'Obama à propos d'un internet ouvert que tu citais plus haut le 7 mai : http://www.whitehouse.gov/blog/2012/05/02/ensuring-open-internetIl y a selon moi des éléments intéressants en relation avec le doc de l'AFNIC déjà cité : http://www.afnic.fr/medias/documents/afnic-dossier-gouvernance-internet-06-2008.pdfet notamment le passage : > traduisible par :Les institutions en charge de l'internet telles que l'Internet Engineering Task Force, l'Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN), et le World Wide Web Consortium ont joué un rôle essentiel dans la croissance de l'Internet. Ces organisations opèrent sur une base multi-parties prenantes, en assurant que tous ceux qui ont un intérêt dans l'Internet peuvent avoir une voix dans son fonctionnement.Le doc de l'AFNIC souligne effectivement qu'il y a une ouverture aux participations de toutes les parties prenantes mais souligne aussi que les capacités d'influence peuvent varier (page 2 du PDF). On peut se demander en conséquence :Dans les faits quand est-il ? Quel est le mode de décision des institutions en charge de la gouvernance de l'internet ? Y a-t-il des décisions qui donnent lieu à des votes ? Ou sont-elles prises par les organismes principaux (ICANN, Forum pour la gouvernance de l'internet, ISOC) après consultation des différentes parties prenantes ? Est-il recherché plutôt un consensus ?Ensuite il y a le passage suivant toujours dans le doc de la Maison Blanche :>Traduisible par : Nous avons entendu des organisations de la société civile appelant à une plus grande participation des "advocacy groups" dans de la politique de gouvernance de l'Internet et de façon à ce que les considérations commerciales et techniques ne soient pas en reste et puissent faire entendre leur voix. Nous avons entendu les mêmes propos de plusieurs des organes techniques qui établissent les normes d'ingénierie et supervisent les opérations au jour le jour de l'Internet. Ces groupes ont souligné que les décisions techniques concernant l'Internet doivent être faites à l'abri de toute intrusion politique. Si cette séparation n'existe pas, la politique peut l'emporter sur les décisions techniques, laissant les utilisateurs d'Internet avec une technologie non fiable qui ne reflète pas fidèlement les avancées des informaticiens et des ingénieurs.La non intrusion du politique, spécialement pour les questions techniques, est décidément un trait récurent de ce débat et comme le montrent les commentaires que nous avons échangés.Dans le doc de l'AFNIC on peut voir sur la page relative à l'ICANN que le gouvernement n'a que la possibilité d'émettre des avis à l'intention de l'ICANN. Sur la page du Forum sur la gouvernance par contre les gouvernements ont un véritable rôle puisqu'ils influencent juridiquement l'ONU, ce dernier ayant par ailleurs la charge d'organiser le forum de la gouvernance. Commentaire de Laurent Penou : Je viens de voir que Thierry Crouzet à publié en 2006 un essai Le peuple des connecteurs "Ils ne votent pas, ils n’étudient pas, ils ne travaillent pas mais ils changent le monde"Les connecteurs vivent dans un univers technologique entièrement nouveau par rapport aux générations qui les ont précédés. Ils appartiennent à un réseau social transnational dans lequel ils nouent sans cesse de nouveaux liens. Cette appartenance à un réseau planétaire transforme radicalement leur conception du monde et de la société. Sans bruit, sans manifester, sans revendiquer, ils sont en train de bouleverser tous les codes établis. De récentes découvertes scientifiques leur ont fait comprendre que notre société reposait sur des fondements inadéquats. Qu’est-ce qu’une république sinon une monarchie déguisée ? Qu’est-ce que le système éducatif sinon une machine à faire de nous des clones les uns des autres ? Qu’est-ce que la justice sinon un ensemble de lois pour restreindre nos libertés ? Pourquoi une autorité centralisée alors que le réseau démontre tous les jours qu’il s’auto-organise sans aucun chef ? Commentaire de Laurent Penou : Un article sur http://www.electronlibre.info/spip.php?id_article=1632&page=articlePour une gouvernance numérique ... À l’Elysée ! Commentaire de Laurent Penou : Conférence Internet Associatif (Fédération FDN, Ilico) et neutralité du Net par Julien Rabierhttp://www.parinux.org/content/conference-internet-associatif-federation-fdn-ilico-et-neutralite-du-net-par-julien-rabier Commentaire de : @ tousJe me suis intéressé ces derniers jours à déterminer quelle place occupe les internautes dans la gouvernance de l'internet telle qu'elle existe aujourd'hui. Voici ce que j'ai pu observer :Prenons le document de l'AFNIC déjà évoqué ci-dessus. Sur la page dédiée à l'ICANN (page 3/5), les internautes ne sont pas mentionnés. Il apparait par contre que l'ICANN sollicite la participation de la société civile dans ses travaux. Qu'inclue l'ICANN dans la société civile ? Est-ce par ce biais qu'elle écoute la parole des internautes ? Il me semble que le terme "société civile" est un concept valise dans lequel on peut y mettre un peu ce que l'on veut. Ce point resterait donc à éclaircir.Si l'en croit la page wikipédia dédiée à ce terme, la société civile fait référence à "un ensemble d'organisations ou de groupes constitués de façon plus ou moins formelle et qui n'appartiennent ni à la sphère gouvernementale ni à la sphère commerciale", typiquement donc les associations, les organisations diverses et les ONG.On retrouve une allusion à la société civile dans un document émis à la suite du sommet mondial sur la société de l'information de 2005 (lequel sera l'instigateur au FGI (Forum pour la gouvernance de l'internet)) où il est dit : "La gestion internationale de l'Internet devrait s'opérer de façon multilatérale, transparente et démocratique, avec la pleine participation des Etats, du secteur privé, de la société civile et des organisations internationales." (paragraphe 29 du document).Cela se confirme sur le doc de l'AFNIC où l'on constate en tout état de cause que le FGI (Forum pour la gouvernance de l'internet) consulterait également "la société civile".Quant à l'ISOC, comme on l'apprend page 2 du doc de l'AFNIC, il aurait des "réflexions nées d'échange entre les utilisateurs de l'internet regroupés en "chapitre" dans le monde entier".Sur sa page wikipédia on apprend que ces utilisateurs ne sont pas uniquement des professionnels mais peuvent être aussi des personnes "ordinaires".Sur son site web effectivement, l'ISOC invite toute personne et internaute à rejoindre des discussions thématiques autour de l'internet. Une inscription en tant que membre de l'ISOC est requise au minimum (http://www.internetsociety.org/fr/participer).Il resterait à savoir si l'ISOC attire ainsi la participation individuelle d'internautes ? Et selon quelles critères leur parole est prise en compte ? Commentaire de : Merci Laurent pour cet article intéressant. Il y a effectivement la gouvernance de l'internet à l'échelle des pays et de la planète et il y a aussi matière à s'interroger sur la gouvernance des questions relatives au numérique au sein des organes gouvernementaux, gouvernance qui change dans son approche au gré des changements de gouvernements bien évidemment. Et donc la question se pose désormais à nouveau alors que nous venons de changer le notre.Pour résumé, les auteurs de l'article estiment au vue des différentes approches qui se sont succédées depuis 15 ans lesquelles n'ont pas permis de donner au numérique la place qui lui revient dans l'économie et la société française, qu'il serait plus pertinent dorénavant d'émanciper le numérique des seules logiques ministérielles. Ils suggèrent que le président de la république le considère comme un de ses domaines réservés comme le sont déjà la Diplomatie et la Défense. Concrètement cela reviendrait comme le suggère l'article à : >>Maintenant après lecture de cet article mon sentiment est le suivant : réfléchir à une meilleure gouvernance du numérique au sein des institutions en tenant compte des "erreurs" du passé est une chose et il en est une seconde sinon une prioritaire encore davantage que la première, de constituer une authentique vision du numérique. Il serait intéressant de mettre en perspective à cet article une analyse rétrospective des visions qui ont animées chacun des gouvernements dans leurs actions en faveur du numérique. Car ne manquerions-nous pas en fin de compte d'une vision authentiquement actuelle et audacieuse du numérique ? Si la capacité d'action gouvernementale en faveur du numérique devait être enfin à la mesure des enjeux, nous ne serions pas plus avancé si la vision qui la sous-tendait était désuète, coupée des attentes du peuple et en fin compte assimilable à une véritable calamité.Ne faudrait-il pas finalement que l'on se réjouisse de cette inadaptation chronique dans la manière de piloter le numérique dans notre pays tant qu'une vision réelle du numérique n'aura pas su susciter l'enthousiasme de tous ? On peut se demander même si cette gouvernance inadaptée n'est pas justement la conséquence de ce déficit de vision à répétition. Commentaire de : Je viens d'ajouter dans l'onglet "white paper" de ce tournage (en haut de page) un PDF intitulé "le peuple des internautes" qui reprend la description que j'avais commencée à faire ci-dessus et la complète. Commentaire de : Une vision plus enthousiasmante du numérique et de l'internet consisterait justement à "donner" la gouvernance de l'internet au peuple des internautes comme nous commençons à en débattre ici. Commentaire de : Sur la page wikipédia consacrée à "l'internet dans le monde" on découvre une définition de l'internaute sensiblement différente de celle que nous avons évoquée précédemment dans les commentaires. L'internaute y est présenté comme "une personne de plus de 2 ans, qui s'est connecté durant les 30 derniers jours".Cela m'a fait prendre conscience de la nécessité de ne pas oublier dans notre tentative de distinguer les différentes populations d'internaute ce que je nommerais les "sans connexion fixe". J'appelle "sans connexion fixe" des internautes qui ne disposent pas de connexion à l'internet fixe chez eux mais qui se connectent régulièrement ou de façon occasionnelle dans un lieu publique (bled phone, cybercafé) ou chez leur entourage. Les raisons d'une telle connexion sont diverses mais la précarité financière est certainement la principale. Dans les pays "riches" ils peuvent être des "travailleurs pauvres". Il est vrai que les offres triple play et quadruple play ces dernières années ont réduit encore davantage le coût d'accès à l'internet mais il y a des coûts induits à l'utilisation auxquels il faut penser et notamment le matériel informatique et le temps disponible que l'on est en mesure de consacrer à la chose "internet". Ces sans connexion fixe sont aussi les populations en situation précaire situées dans les pays en développement. A mes yeux, les "sans connexion fixe" sont une population d'internautes à part entière en plus des 4 autres populations dont je parle dans mon document sur le peuple des internautes (les connectés à l'internet, les utilisateurs de l'internet, les internautes, les internautes citoyens). Ils précèdent l'étape des connectés à l'internet parce qu'ils sont susceptibles de l'atteindre dès lors que leur condition économique leur permettra de contracter à leur domicile un abonnement à l'internet.Je pense qu'il est important d'avoir conscience que leur existence pour notre débat parce qu'il pose la question de l'accès à l'internet. Tout le monde n'a pas la possibilité d'avoir sa propre connexion à l'internet. L'inégalité existe et elle peut prendre différente forme d'une région du monde à une autre. Dès lors que nous réfléchissons à la manière dont les internautes peuvent participer à la gouvernance de l'internet, il est question de réfléchir à un moyen d'y parvenir qui facilite aussi la tâche de ces connectés précaires à l'internet, et ceci de façon à ne pas leur faire subir une exclusion supplémentaire du réseau des réseaux, en plus de celle économique.Merci de me dire si cette remarque fait sens à vos yeux...source image : http://pekin-experimental.over-blog.com/article-3219652.html Commentaire de : Voici quelques définitions supplémentaires de ce qu'est un internaute recensées par le site web Internet Word Stats. Il est bien de les avoir à l'esprit pour notre débat en plus de ceux déjà évoqués sur cette page.L'International Telecommunications Union (ITU) décrit l'internaute comme une personne âgée de 2 ans et plus qui s'est connecté au moins une fois dans les 30 derniers jours. Le Département Américain du Commerce définit quant à lui l'internaute comme une personne agée de 3 ans et plus qui "utilise actuellement" l'internet. Le CNNIC (le Centre d'Information du Réseau Internet de Chine) définit l'internaute comme un citoyen chinois âgé de 6 ans et plus qui utilise l'internet au moins une fois par semaine.Le site Internet World Stats (entreprise privée) quant à lui estime qu'un internaute est une personne qui a accès à un poste internet (pas nécessairement le sien donc mais celui dont il peut avoir accès par exemple dans un cybercafé) et qui détient les connaissances "basiques" nécessaires à l'utilisation de l'internet. Commentaire de : pour ceux que cela intéresse la suite est ici : http://techtoc.tv/event/3773/usages-du-web-social/impacts-du-numerique-sur-l-economie/en-quoi-l-internet-peut-il-etre-une-reponse-a-la-crisemerci Frédéric pour ta perspicacité ! Commentaire de : @ tousJe ne sais pas si vous en avez eu connaissance mais des éléments intéressants sur la gouvernance sont visibles sur la page d'un autre débat en préparation que j'ai initié il y a peu : "En quoi l'internet est-il une réponse à la crise ?"Les commentaires ont permis de faire ressortir que la question de la gouvernance de la crise se posait aussi. Pourquoi faudrait-il la laisser entre les mains des hommes politiques ? (si vous voulez rebondir sur cette question précise de la gouvernance de la crise merci de vous rendre donc sur la page de cet autre débat)En ce qui concerne la gouvernance de l'internet et qui nous concerne ici j'ai interpellé Jean-Michel Billaut qui a eu la gentillesse de nous rejoindre dans la conversation. Voici les questions que je lui ai posées :Pensez-vous que l'annonce faite par notre nouveau président de déployer nationalement le THD à l'horizon 10 ans est viable ? Viable non pas en ce qui concerne la technologie mais en terme de gouvernance du numérique. Alors qu'il y a une chance sur 2 qu'il ne renouvelle pas son mandat à l'horizon 10 ans, et que nos finances publiques sont à sec, faut-il ENCORE laisser une fois de plus le politique s'occuper de ce dossier ? Comment faire pour que les internautes, les premiers intéressés, soient réellement parties prenantes de ce dossier à côté des autres protagonistes (l'Etat, les acteurs publiques et privés) ? Ou alors faut-il aller plus loin ? Faut-il par exemple que les internautes réfléchissent à une manière de prendre le dossier en main et à imposer leur vue à l'Etat ? Comment ? Votre avis nous serait très précieux sur la chose.Jean Michel Billaut a rappelé que le très haut débit était très important pour l'avenir de l'économie française et qu'il fallait commencer par fibrer les campagnes avec les fonds Pintat. A la question "Une gouvernance de l'internet par le peuple des internautes est-il envisageable ?", Jean Michel Billaut a répondu : @Boris... la réponse est oui... mais pour cela il faut que les personnes qui composent le peuple des internautes se mouillent la chemise... Par exemple au congrés de HK on nous a cité l'exemple d'un village allemand, ou les gens ont fibré eux-mêmes leur village... Oberhauser (voir http://billaut.typepad.com/jm/2012/05/les-français-parlent-aux-français-hong-kong-n2-19-mai-2012.html). C'est aussi assez courant dans les pays nordiques... vous voyez cela en France ? Ce sur quoi je lui a répondu à mon tour : Mais je vois sur cette page et sur cette autre qui traite du sujet sur la gouvernance de l'internet par le peuple des internautes, des internautes français qui aimeraient bien que les choses bougent et d'une manière ambitieuse ! C'est balbutiant et peut être aussi un peu maladroit mais c'est TRÈS prometteur aussi j'ai une proposition à vous faire : vous aurez remarqué que notre débat sur la gouvernance de l'internet s'intéresse essentiellement à savoir COMMENT organiser cette gouvernance dont les internautes seraient le fer de lance. Nous ne cherchons pas spécialement à philosopher sur le sujet (sachant que nous ne nous y refuserons pas si la prise de recul peut nous éviter des écueils).Je pense que tous ceux qui interviennent sur ces 2 pages parce qu'ils se sentent concernés peuvent constituer un premier noyau expérimentale de gouvernance de l'internet. Nous pourrions à ce titre nous rencontrer et débattre sur le plateau TV de TechTocTV afin de discuter d'un projet concret en rapport avec l'internet que nous mènerions, nous internautes, selon une nouvelle gouvernance. Et pourquoi pas envisager justement de fibrer un village français ? On peut choisir un autre projet, le tout serait de nous réunir et de discuter de ce choix et d'esquisser une manière de faire.Qu'en pensez vous Jean-Michel ? Vous êtes avec nous ?Qui veut nous rejoindre ? Commentaire de : Il y a eu aussi le commentaire de Serge Mbas qui rebondissait sur celui de Jean Michel : le THD pour tous ne servira à des mutations sociétales positives que si les citoyens sont éclairés. A défaut cela ne fera le bonheur que de Facebook, Twitter, Zynga et d'autres commerçants étriqués. Sur le point 2, une fois encore tout repose sur la sensibilisation des citoyens qui sont très largement encore influencés par les grands médias traditionnels qui eux mêmes appartiennent à des groupes industriels établis et proches du pouvoir politique. Les digital natives sont pour l'instant peu intéressés par la politique (au sens premier) et tournés vers l'usage et non la fin. Et même dans le cas où ils auraient un projet plus large, l'implication des générations précédentes resterait indispensable à tout changement compte tenu du rapport de force multiforme. Commentaire de : se porte volontaire pour participerce débat étant un prolongement avec celui initié par boris dans lequel nous avons eu de loooongs échanges JM Billaut, Boris et moi même... j'espère pouvoir y apporter ma pierre à l'édifice Commentaire de : j'invite nos lecteurs à lire nos échanges à partir du 1er juin sur cette page :http://techtoc.tv/event/3773/usages-du-web-social/impacts-du-numerique-sur-l-economie/en-quoi-l-internet-peut-il-etre-une-reponse-a-la-criseLaurent tu es le bienvenu et j'ai validé ta participation. Nous sommes maintenant 3 internautes Karine, Laurent et moi-mêmeIl serait bien d'envisager 2 ou 3 personnes supplémentaires, l'idéal serait d'avoir des "personnalités" du net sachant qu'elles sont aussi des internautes après tout ...@ Laurent Penou : Comme tu le suggérais j'ai invité B Bayart (depuis sa page twitter) lequel ne s'est pas encore prononcé. Commentaire de : Carine Baillie sur la page du débat consacré à l'internet et la crise, nous a livré un lien intéressant sur le traité ACTA : http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/guerric-poncet/acta-michel-barnier-veut-faire-sauter-les-verrous-29-05-2012-1466392_506.phpVoici le premier commentaire livré par un internaute :Mais qui sont-ils ?Et bien les voila, lobbyings, technocrates et politiques qui ont mis en place ce projet. Pas un seul d'entre eux n'appartient à la génération internet, ou en mesure de comprendre l'avenir de cet outil (internet) au delà de l'aspect business.Grave est l'attitude d'un Barnier qui n'est pas au rendez vous de l’intérêt général, qui n'a pas compris que le socle de la civilisation avenir se joue dans ce type de décisions. Stop M. Barnier, on ne vous demande pas de préparer l'Europe aux années 80, mais bien le 21es. Si des le départ, les dés sont pipés, alors on est reparti avec les même erreurs qu’après seconde guerre mondiale. Vous n'avez ni le recul, ni la compréhension nécessaire de l'internet pour comprendre ce que l'on reproche à votre ACTA. À part les auteurs, maisons de productions et autres lobbyings, avez vous conviez d'autres horizons concernées par cette loi. J'en doute. Comment ne se rend-il pas compte qu'il est dépassé par ce sujet ?Certains internautes sont remontés contre nos politiques, ce n'est pas nouveau. Est-ce qu'une nouvelle gouvernance de l'internet pourrait remédier à cela ? Cela dépendra sans doute de l'attitude qu'adopteront les politiques vis à vis d'elle. Commentaire de Karine Durand-Garçon : Wow ! Je suis très impressionnée par la richesse de toutes ces contributions. En les lisant je me suis posée une question que je vous livre :Internet est décentralisé, par construction. Du fait même de sa conception initiale, il n'est pas possible de l’éteindre ou de le détruire. Il a été construit petit à petit par une foultitude d'individus passionné ou intéressés ce qui laisse penser que le pouvoir sur internet réside dans l'action individuelle des internautes actifs (les développeurs, les innovateurs qui proposent des services et les internautes plus consommateurs qui voient dans ces services des outils pour être actifs sur un autre niveau comme celui du contenu par exemple). Un contenu qui n'est pas lu n'a que peu de valeur et un outil qui n'est pas utilisé non plus, l'un comme l'autre peuvent mourir du fait de l’indifférence des autres. Dans ce contexte que signifierait la notion de gouvernance ? Le mot gouverner semble insuffler une certaine idée de centralisation du pouvoir ce qui n'existe pas sur internet. Donc finalement la question que je me pose est : parler de gouvernance d'internet, est-ce que cela fait vraiment sens ? Gouverner internet n'est-ce pas finalement tuer les fondations même d'internet ? Commentaire de Karine Durand-Garçon : Et toc, je poste un autre commentaire :Gouverner internet ce serait alors de prévenir toute arrivée d'une quelconque gouvernance de l'internet. Commentaire de : Content de te revoir parmi nous Carine ! Et merci pour ton compliment qui peut être adressé à chacun des contributeurs de cette page car oui comme tu le vois nous n'avons pas chômé ;-)Par rapport à ta remarque... c'est effectivement un point clef de notre débat : nous, internautes, quel type de gouvernance pouvons-nous envisager de donner à l'internet afin de préserver ses valeurs fondamentales ? Le mot gouvernance renvoie effectivement au mot "gouverner" et ce dernier terme nous évoque de mauvais souvenirs encore bien présents ;-) Il faudrait préférer peut être le terme "pilotage" à "gouvernance"... En tout état de cause rien n'empêche une gouvernance d'être décentralisée. quand tu dis : Gouverner internet ce serait alors de prévenir toute arrivée d'une quelconque gouvernance de l'internet. Si tu veux signifier qu'une bonne gouvernance de l'internet est une gouvernance qui barre la route à toute tentative de contrôler de façon autoritaire l'internet, alors oui je pense que tu es dans le vrai.La page wikipédia sur la gouvernance est plutôt bien réalisée et elle livre des explications intéressantes comme celle-ci : La gouvernance est une notion parfois controversée, car définie et entendue de manière diverse et parfois contradictoire. Cependant, malgré la multiplicité des usages du mot, il semble recouvrir des thèmes proches du « bien gouverner ». Chez la plupart de ceux qui, dans le secteur public ou privé, emploient ce mot, il désigne avant tout un mouvement de « décentrement » de la réflexion, de la prise de décision, et de l'évaluation, avec une multiplication des lieux et acteurs impliqués dans la décision ou la co-construction d'un projet.Il renvoie à la mise en place de nouveaux modes de pilotage ou de régulation plus souples et éthiques, fondés sur un partenariat ouvert et éclairé entre différents acteurs et parties prenantes, tant aux échelles locales que globales et nord-sud.Toujours sur la page wikipédia on y trouve d'ailleurs une définition de la gouvernance de l'internet : Il faut entendre par « gouvernance de l’Internet » l’élaboration et l’application par les États, le secteur privé et la société civile, dans le cadre de leurs rôles respectifs, de principes, normes, règles, procédures de prise de décision et programmes communs propres à modeler l’évolution et l’utilisation de l’Internet.C'est une définition qui a été élaborée lors du Sommet Mondial de la société de l'information à Tunis en 2005.Tu remarqueras que l'on ne cite pas dans cette définition les internautes ;-)Il se peut qu'un jour cette définition change même si elle est déjà pas mal explicite.Bref, parler de gouvernance de l'internet a un sens mais il s'agit de lui trouver une gouvernance qui soit à l'image de l'internet. Cela suppose donc une connaissance des valeurs de l'internet. C'est en cela que les internautes ont leur place dans cette gouvernance.Il faut voir aussi que l'internet n'est pas définitivement figé et acquis, et en ce sens, cette gouvernance a pour responsabilité d'ouvrir de nouvelles possibilités à l'internet. ça c'est moi qui le dit pour le moment juste par intuition ;-) Commentaire de : @ tousJe crois que l'idée d'avoir des personnalités n'est pas appropriée... il s'agit d'avoir des internautes qui se sentent concernés par l'instauration d'une nouvelle gouvernance qui inclue les internautes.Après que ces internautes soient des personnalités ou pas, cela n'a en fin de compte pas d'importance.Par contre je verrais bien un grand témoin nous rejoindre dans le débat... un journaliste, un philosophe, un écrivain ou un entrepreneur, ou une "personnalité" (terme vraiment inapproprié) du net. Qu'en pensez-vous ? Commentaire de : Il faudrait en tout cas des personnalités contradictoires afin déjà de favoriser les échanges et surtout que tout le monde ne soit pas d'accord avec chacun... sinon il n'y a plus de débat :)il faudrait peut être aussi songer à inviter des politiques car , mine de rien, ils sont quelque peu artisans de l'avenir d'Internet, même si certains groupes obscurs tirent les ficelles (il n'en reste pas moins qu'il ont une responsabilité). il serait opportun , par exemple que Mme Fleur Pellerin soit invitée, étant données qu'elle semble etre bien parti pour être en charge de ce dossier quant il se présentera. il sera opportun aussi d'avoir un représentant d'un grand groupe comme Orange par exemple, car ces derniers sont tout autant décideurs. Et en face , des personnalités représentant la société civile pour contrebalancer... Bref créer le débat qui aurait du avoir lieu au Parlement avec les interlocuteurs qu'il faut... Commentaire de : cette approche dont tu parles je l'ai déjà vue maintes fois et notamment sur TTTV et elle me laisse sur ce sujet de la gouvernance quelque peu sceptique étant donné l'ambition que je lui porte et qui est tournée vers le concret puisqu'il s'agit bien de définir le "comment", comment nous internautes pouvons nous démarrer une gouvernance du net d'un nouveau type. Faut-il encore que nous ayons comme tu le suggères le même découpage intellectuel entre d'une part un politique, une grande entreprise, un représentant de la société civile, un blogueur et aussi un activiste ? Je ne sais pas pourquoi mais je m'attends à une cacophonie et même si j'aime la confrontation des idées ;-)Dans mon commentaire je laissais entendre que nous soyons plusieurs internautes convaincus de la nécessité d'entamer une gouvernance de l'internet par le peuple des internautes à exposer notre point de vue en la matière avec des premières pistes de réponse avec un grand témoin qui aurait pour rôle de cautionner notre ambition ou de jouer les avocats du diable quand il estimera nécessaire de le faire.C'est une approche différente mais qui aurait l'avantage d'être explicite, concrète, tournée vers l'action. J'ai commencé à exposer sur cette page de commentaires différents éléments de compréhension du sujet et notamment pour que nous arrivions à comprendre en quoi consiste la gouvernance du net à ce jour... nous pourrions esquisser sur le plateau un cours résumé de ce que nous avons constaté. Et bien sûr exposer notre point de vue ainsi que la manière dont nous souhaiterions démarrer concrètement cette gouvernance du net d'un nouveau type. Je pense que cela sera plus productif. IL nous resterait en fin de compte à travailler ensemble, toi, Karine et moi à préparer notre "exposé" selon le plan que je viens de commencer à esquisser et en y apportant nos réponses aidé donc d'un grand témoin... qui ? je ne sais pas encore. Frédéric joue bien ce rôle mais il pourrait être secondé par une personne d'une sensibilité différente de la sienne. Bon... c'est une approche différente de la tienne donc. Commentaire de Karine Durand-Garçon : Conférence de Jérémie Zimmermann à Pas Sage en Seine à la Cantine. Il propose beaucoup de "comment" :http://lacantine.ubicast.eu/videos/acta-il-meurt-a-la-fin/ Commentaire de Bernand-Mantel Michel : Un autre bel espoir de liberté pour le réseau : la Fondation http://opengarden.net/ Commentaire de : J'ai trouvé dans un document intitulé "La transformation numérique au service de la croissance" écrit par Jean Pierre Corniou pour Fondapol des éléments intéressants qui nous renseignent sur les intentions des états vis à vis de la gouvernance de l'internet. Voici synthétisé par mes soins ce que l'on y apprend (page 19 et plus). - les états ont enfin pris conscience de l'impact de l'internet sur les équilibres économiques, sociaux et politiques de la planète.- ces mêmes états et particulièrement ceux des puissances émergentes ne souhaitent pas que la gouvernance de l'internet telle qu'elle s'opère aujourd'hui continue car celle-ci est exclusivement entre les mains d'organes occidentaux, et spécifiquement, américains (et notamment l'ICANN).- Les états souhaitent prendre en main l'avenir de l'internet et réfléchissent à une gouvernance de celui-ci selon 4 scénari possibles dans lesquels "un dosage plus ou moins équilibré du rôle des états, du secteur privé et de la société civile s'opérait" :1 - la création d'un conseil mondial de l'internet composé de membres désignés par les Etats2 - la création d'un forum mondial de l'internet lié à l'ONU regroupant toutes les parties prenantes, sans organe de contrôle spécifique3 - la création d'un conseil international de l'internet piloté par les Etats reprenant les compétences de l'iCANN4 - la création d'un Conseil de politiques internet mondiales placé sous la direction des EtatsLe gouvernement des Etats Unis a fait savoir qu'il n'était pas question pour lui de renoncer à son rôle historique vis à vis de l'internet.L'Union européenne est favorable à la création de d'un forum mondial de l'internet.L'auteur du rapport estime que cette prise en main par les Etats et la communauté mondiale "est compréhensible dans un monde ouvert et vulnérable mais qui risque de marquer un tournant majeur dans la jeune histoire d'internet". Commentaire de : Hello !Je lis actuellement le livre d'Attali intitulé "Demain qui gouvernera le monde ?" histoire de me documenter plus spécialement sur le sujet de la gouvernance qui m'était encore étrangé il y a quelques temps ... Dans son livre Attali dresse un portrait des institutions internationales et en matière de l'internet il y a un passage qui nous concerne :Quelques rares institutions internationales sont néanmoins très efficaces : L'Union internationale des télécommunications, la plus ancienne de toutes les institutions internationales, est aujourd'hui le centre des débats sur la société de l'information, la sécurité du cyberespace, la réduction de la fracture numérique, l'utilisation des technologies de l'information et de la communication (TIC) dans la lutte contre le changement climatique, l'établissement de normes fonctionnelles pour garantir l'accessibilité des télécommunications. Il semble donc que cette institution, l'Union Internationale des Télécommunications (UIT), joue un rôle important donc en matière de gouvernance mondiale de l'internet en plus de celle que nous avons citées plus haut sur cette page Sur son site web on découvre que : L'UIT a été fondée à Paris en 1865 sous le nom d'Union télégraphique internationale. Elle porte son nom actuel depuis 1934. En 1947, elle est devenue l'une des institutions spécialisées des Nations Unies. Bien que son domaine d'activité initial ait été la télégraphie, ses travaux couvrent aujourd'hui l'ensemble du secteur des TIC, de la radiodiffusion numérique à l'Internet, en passant par les technologies mobiles et la TV3D. L'UIT, qui travaille depuis sa création en partenariat avec les secteurs public et privé, est actuellement composée de 193 pays membres et de quelque 700 organisations du secteur privé. Son siège est à Genève (Suisse) et elle a douze bureaux régionaux et de zone répartis dans le monde.Quant à l'internaute, est-ce qu'il figure parmi les parties prenantes consultés sur les décisions prises par cette institution ? ... en parcourant le site web je n'ai pas eu cette impression. Le mode de gouvernance de l'UIT est plutôt classique avec des membres et une équipe de direction. L'UIT assure bien que "la coopération et la compréhension stratégiques entre toutes les parties prenantes sont cruciales dès lors que des décisions peuvent avoir de très importantes répercussions politiques, sociales et financières." mais les internautes ne semblent pas de la partie. Commentaire de : Dans son livre "Demain qui gouvernera le monde ?" page 259, Jacques Attali souligne que : Certains tentent aujourd'hui de créer un Conseil mondial de l'économie numérique, qui ne ferait qu'ajouter au chaos institutionnel existant, renforçant le pouvoir des Etats-Unis sur les réseaux. Commentaire de : En matière de gouvernance de l'internet nous ferions bien aussi de nous intéresser à notre franco-français Conseil National du Numérique (CNN), organisme publique jeune puisque créé il y a un peu plus d'un an maintenant (avril 2011).Sur son site web on peut lire :Le Conseil National du Numérique a été créé par décret du Président de la République le 29 avril 2011. Il a pour mission d’éclairer le gouvernement et de participer au débat public dans le domaine du numérique.Cette mission se décline selon deux modes d’action :- Le Conseil peut être consulté par le Gouvernement sur tout projet de disposition législative ou réglementaire susceptible d’avoir un impact sur l’économie numérique ;- Le Conseil peut également formuler de sa propre initiative des recommandations en faveur du développement de l’économie numérique en France et ainsi contribuer aux réflexions prospectives sur ce secteur.A ces actions s’ajoute un travail de pédagogie permanent en faveur de l’économie numérique.Le CNN se compose d'un président, de vices présidents, d'un secrétariat général et de 18 membres nommés par décret et notamment composés de "figures" de l'internet : http://www.cnnumerique.fr/membres/Les recommandations et propositions qu'il émet sont fondées selon 4 grands principes suivants :1/ FAVORISER et soutenir le numérique au travers d’un contexte économique favorable, de sorte à créer des emplois qualifiés, afin qu’il soit une source de dynamisme économique pour la nation.2/ SOUTENIR la création qu’elle soit artistique, entrepreneuriale ou technologique, d’entreprises ou d’initiatives citoyennes sur internet dans un esprit d’intérêt public partagé ;3/ DÉVELOPPER l’éducation via le numérique et développer l’apprentissage d’internet par tous les citoyens ainsi que la formation aux métiers du numérique ;4/ RESPECTER la liberté de connexion et d’expression, favoriser l’accès aux données publiques ;Le numérique est une révolution, qu’il convient de convertir en opportunité au travers du respect de ces principes essentiels qui transformeront durablement notre pays, à la fois en termes de création d’emplois et de richesses, mais aussi en favorisant la liberté d’expression et en revitalisant ledébat démocratique.Le CNN ne présente donc pas un mode de gouvernance révolutionnaire où l'internaute serait associé aux recommandations et propositions émises. Bien sûr ses membres sont aussi des internautes mais je m'interroge inévitablement du fait de leur élection par décret sur leur impartialité vis à vis des questions abordées...Il appartiendrait au CNN de nous étonner malgré tout ... Commentaire de : La justice américaine menace la gouvernance de l’Internethttp://www.silicon.fr/la-justice-americaine-menace-la-gouvernance-de-linternet-46045.htmlArticle intéressant sur l'ICANN où l'on apprend que :- sa création remonte à 1996 sous l’ère de l’administration Clinton- qu'elle est ensuite devenue une organisation mondiale indépendante du gouvernement américain en 2009- que la justice américaine est en conflit avec l'ICANN et ne se gêne plus pour fermer des noms de domaine aux pratiques illicites sans le concours de l'ICANN- que "beaucoup de lobbies aimeraient que les États-Unis en reprennent le contrôle, bon nombre de voix s’élèvent pour réclamer son placement sous la tutelle d’un organisme neutre comme l’ONU"- qu'un français, Stéphane Van Gelder, a été élu à la tête de l’instance internationale GNSO (Generic Names Supporting Organization) qui participe aux décisions de l’Icann (l’organisation mondiale chargé de la gestions des domaines Internet) Commentaire de : Louis Pouzin s’oppose à la toute puissance de l’ICANNhttp://www.silicon.fr/louis-pouzin-icann-75558.htmlVoici un article où l'on découvre qu'un informaticien français nommé Louis Pouzin dénonce les nouvelles extensions de nom de domaine notamment personnalisées au nom des entreprises .canon, .sony, .bank, .food, .taxi, etc.Louis Pouzin figure parmi le "hall of fame" de l'internet, pour sa contribution à l'invention des protocoles de l'internet (il est notamment l'inventeur du datagramme, protocole, qui est encore utilisé pour la communication par voix sur IP ou les jeux en ligne).http://www.internethalloffame.org/inductees/louis-pouzinhttp://fr.wikipedia.org/wiki/User_Datagram_ProtocolOn apprend en outre que :- la Chine a choisi de se passer de l’ICANN en construisant son propre DNS (Domain Name System) Commentaire de : Demain qui gouvernera le monde ? (J. Attali)Je lis peu de livres ou alors il m'arrive d'en commencer et de ne pas les finir. Cet été j'avais comme même décidé de terminer le livre de Jacques Attali intitulé "Demain qui gouvernera le monde". Je ne suis pas porté habituellement sur les ouvrages abordant les questions politiques, je ne me considère pas plus comme un partisan du mondialisme ou un alter-mondialiste, mais comme il s'avère que j'ai initié un débat sur la gouvernance de l'internet, j'ai souhaité approfondir le sujet essentiel de la gouvernance au sens plus large et le livre d'Attali, s'il ne traite pas spécialement de l'internet, m'est apparu comme nécessaire pour comprendre comment un éminent et, je crois, très influent intellectuel envisageait cette question à l'échelle globale, à l'échelle de la planète. L'internet est devenu un rouage essentiel de notre civilisation et aborder la question de la gouvernance de l'internet c'est s'intéresser indirectement à la gouvernance de la planète. J'ai une vue très différente de Monsieur Attali à propos de ce que nous pourrions adopter comme modèle de gouvernance que ce soit à l'échelle de la planète ou à l'échelle de l'internet. Comme j'ai commencé à l'exprimer dans mon billet intitulé "Nous sommes le peuple créateur" et dans la préparation de ce débat sur la gouvernance de l'internet, il est vital que ce soit au peuple désormais d'incarner majoritairement cette gouvernance. http://boris.typepad.fr/chasseur_de_futurs/2011/11/nous-sommes-le-peuple-cr%C3%A9ateur.htmlJacques Attali ne s'oriente pas dans cette direction même s'il associe parfois par petites touches les individus à son modèle de gouvernance. Il n'en reste pas moins que son livre est intéressant ne serait-ce que, encore une fois, pour comprendre comment certaines sphères intellectuelles perçoivent l'avenir de l'humanité.Voici mon résumé du livre.C'est parce que personne ne l'envisage sérieusement que J. Attali pose cette question brulante aujourd'hui : demain, qui gouvernera le monde ? Or selon l'auteur la mise en place d'un tel gouvernement est absolument nécessaire du fait de la toute puissance du marché face aux démocraties. Le marché est mondial mais l'état ne l'est pas or il ne fait aucun doute selon Attali qu'un "marché mondial sans Etat mondial ne peut être qu'un marché sans état de droit". Nous allons inévitablement vers plus de désastres économiques tels que l'économie informelle, la contrefaçon, la piraterie ou encore l'économie criminelle. Les Etats de plus en plus faibles ne pourront garantir le respect du droit et il n'est pas improbable selon l'auteur que très prochainement l'économie criminelle se dote d'un véritable pouvoir politique doté d'armement et de moyens d'influence diplomatique. C'est le marché qui gouverne le monde aujourd'hui et cela va aller en s'accentuant si bien qu'une "économie pure et parfaite sans Etat" est en passe de s'instaurer. Une économie défiant la démocratie et assujettissant à ses besoins. Attali remarque que la démocratie n'a pas dépassé le stade du local ce qui a pour effet de rendre dérisoire le pouvoir des Etats qui va en s'amenuisant. Les multinationales sont libres d'aller et venir dans les pays comme bon leur semble pour servir leurs intérêts propres. Défiant les pouvoirs locaux elles affaiblissent l'exercice de la souveraineté nationale et accentuent en conséquence la désaffection des peuples à l'égard de leur gouvernement, ce dernier se montrant totalement désarmé face à l'ampleur du mouvement.On peut s'attendre à ce qu'un pays comme les Etats Unis ou même la Chine, et pourquoi pas l'Inde, l'Afrique ou l'Europe, ou encore le G7 ou le G20, envisagent d'affronter ces états de fait pour les changer, en somme de gouverner le monde, mais c'est un leurre car en réalité aucun pays, ni aucune alliance ou institution actuellement en place n'est suffisamment puissante ou n'a même suffisamment de volonté pour être à la hauteur de la tâche qui incombe à un tel gouvernement.Car comme si la proéminence du marché ne suffisait déjà pas à assombrir l'horizon démocratique des peuples, il est une autre menace peut être encore plus grande qui plane sur le devenir de l'Humanité et que l'auteur nomme les "risques systémiques mondiaux".Les risques systémiques mondiaux sont non seulement les problèmes par essence planétaire mais aussi les "problèmes locaux qui faute d'être maîtrisés et résolus s'étendront à toute la planète". Ils forment un ensemble de risques auxquels aucun empire et instance mondiale ne sont préparés. Attali listent parmi eux une crise économique mondiale majeure (une nouvelle crise et d'une ampleur sans précédent cette fois-ci n'est pas exclue selon lui), une démographie hors de contrôle (avec en face des ressources naturelles limitées dont l'eau notamment), des guerres locales qui déboucheraient en conflit mondial, la pénurie de matières premières, des désordres écologiques extrêmes, la destruction de la vie par le choc d'un astéroïde (qui n'est pas une menace hypothétique comme on aurait tendance à le croire).(la suite du résumé dans le commentaire ci-dessous) Commentaire de : 1/ @Boris : il serait peut être grand temps de le programmer ce plateau , non ?2/ En tout au niveau national , on a déjà une idée de QUI ou plutot QUOI va gouverner l'Internet au niveau local, à travers l'annonce hier par Matignon de la fusion envisagée du CAS, de l'ARCEP et de l'HADOPI. Le plus ironique et le plus pathétique aussi, c'est que ladite mesure, était alors prônée par l'ex minitre de L'industrie rattaché à l'Economie numérique, à savoir M. Besson. Lui même membre "émérite de l'ancien gouvernement, fort critiqué.Et cette mesure est donc envisagée et quasi officielle au terme de la Mission Lescure, et va donc être mise en place par le nouveau gouvernement, ancienne opposition...http://www.numerama.com/magazine/23465_4-c-est-officiel-matignon-associe-hadopi-csa-et-arcep-pour-reguler-le-net.html Commentaire de : (suite du résumé)Lorsqu'il se projette en 2030, sans même y inclure dans sa projection le déchainement catastrophique d'un seul de ces risques systémiques, Attali entrevoit un avenir sombre, "impossible à vivre". Le cahos et le désastre sont inévitables selon lui. Pauvreté, insalubrité, inégalité et concentration des richesses se seront plus que jamais accentuées. Les institutions internationales seront comme aujourd'hui incapables de faire face. > (p. 309)C'est là qu'intervient la proposition d'Attali qui estime que "l'heure est venue pour l'humanité de se doter au plus vite des instruments nécessaires à la maitrise de son destin, et, pour cela, de mettre en place un gouvernement démocratique du monde. Non pour des raisons idéologiques; simplement parce que c'est le seul moyen d'espérer durablement survivre".Attali est formel : seule une grave crise instaurera ce gouvernement mondial. Il estime qu'il ne sera pas le fait d'une superpuissance ou d'un conquérant, mais surgira vraisemblablement d'une guerre ou pour éviter son retour. Plus vraisemblablement encore il viendra de l'imminence d'un désastre systémique majeure. Attali souligne la nécessité avant cette catastrophe annoncée de s'unir et de mettre en place rationnellement à froid ce gouvernement mondial. Et celui-ci ne peut être qu'une architecture neuve.Il formule alors sa proposition idéale : > (p. 25)(la suite du résumé dans le commentaire ci-dessous) Commentaire de : (suite et fin du résumé)La présidence du gouvernement mondial, constituée d'un conseil de 7 membres élus par le parlement mondial, sera annuelle et tournante. Un premier ministre sera choisi pour 5 ans lequel choisira à son tour ses ministres.L'ensemble des lois mondiales et l'ensemble des traités internationaux existant seraient regroupés dans un code mondial qui aura une valeur juridique supérieure à celle des constitutions nationales.Le gouvernement mondial s'appuiera sur une administration mondiale de haut niveau, elle devra en particulier disposer de moyens de police pour faire respecter le code mondial.Dans chaque pays un ministère du gouvernement mondial assurera les liens avec le gouvernement du monde. Commentaire de : Pour moi cela n'a rien d'étonnant. C'est même une continuité logique. C'est ni plus ni moins qu'un durcissement de la guerre sourde qui oppose les camps qui s'imaginent pouvoir "contrôler" l'internet, à savoir les politiques adeptes de la régulation, et les internautes adeptes de la dérégulation totale et qui a leur façon veulent l'internet pour eux seuls ce qui est aussi absurde que la position tenue par le "camp adverse".Les 2 camps continuant à s'ignorer royalement et à se percevoir comme des ennemis ce genre d'évolution va continuer et aboutir à réduire l'internet à une contrée où le vent de liberté, d'égalité et oserais-je dire, de fraternité, que l'on pouvait ressentir dans ses débuts aura disparu.La seule nouveauté aujourd'hui tient à ce que les internautes (il faut lire les commentaires des internautes de l'article que tu cites Laurent) comprennent que quelque soit la couleur politique au pouvoir ils ne seront pas plus entendus dans leurs revendications (qui sont de toute façon irrecevables pour un parti au pouvoir).Cette illusion dorénavant tombée, je crois que nous allons pouvoir enfin travailler sérieusement à ouvrir une troisième voie qui transcende les voies opposées dont je parlais à l'instant.Les 2 parties opposées doivent comprendre que nous n'irons nulle part si elles persistent dans leur attitude respective et que notre salut à tous passe par la recherche d'une approche qui apporte une authentique rupture. La crise que traverse l'internet fait partie d'une crise plus globale, une crise de l'humanité dans sa façon de se penser (et d'agir donc) dans le tout, une crise de la gouvernance en somme. La crise climatique, énergétique, économique, politique appartiennent comme la crise de l'internet à cette crise plus globale.Déposons les armes et ayons le courage de tenter un dialogue à une table avec l'intention de trouver une solution satisfaisant les intérêts divergeants. Ce n'est pas les intérêts que cherchent à défendre chaque camps qui est en cause fondamentalement, c'est de croire que nous ne pouvons pas trouver une solution qui satisfasse les points de vue de chaque camps. Le noyau dur de la crise est là.Il y a un peu plus de 2 ans alors qu'on commençait sérieusement à se poser des questions sur la neutralité du net, j'avais déjà prévu que nous n'étions pas au bout de nos peines et que nous nous dirigerions vers une situation sans issue comme celle d'aujourd'hui. http://techtoc.tv/BorisPerchat--Boris-Perchat/blog/69/Ma lucidité n'avait rien d'extraordinaire. Elle anticipait simplement une logique implacable à l'oeuvre et qui opère encore aujourd'hui. Voulons-nous encore vivre à l'aune de surprises désagréables ces prochaines années ou sommes-nous prêts pour prendre à bras le corps le dossier de la neutralité une fois pour toute afin de donner enfin à l'internet ces lettres de noblesses ce qui va réclamer que nous nous distinguions humainement sur ce dossier en abandonnant notamment tout désir de rivalité ?Y a-t-il des individus appartenant aux camps opposés pour déposer les armes et nous rejoindre sur ce débat et faire valoir une autre vérité ? Vite !Le but de notre débat sur plateau TV serait de définir ou de commencer à définir quel mode de gouvernance inédit nous pourrions mettre en place de façon à ce que les différentes parties notamment opposées sur le dossier de la neutralité et du téléchargement s'entendent, collaborent et aboutissent à la définition d'une solution qui ne soient pas de l'ordre du compromis qui tôt au tard créera de l'insatisfaction mais de parvenir à une solution où tout le monde s'y retrouve, une solution gagnant-gagnant. Commentaire de : j'ajouterais que ...Je suis allé faire un tour à la médiathèque du coin pour consulter les journaux du jour et j'ai lu que pour le gouvernement en place il était "naturel" en fin de compte qu'un rapprochement ait lieu entre l'ARCEP et le CSA du fait que la frontière entre l'internet et la télévision était de plus en plus flou (et également entre l'internet la téléphonie mobile par ailleurs). La TV connecté se développe à grand pas. De leur point de vue tout cela n'est que la juste continuité des choses... En face cependant du côté des internautes ce rapprochement est très mal vu car les soupçons de collusion entre le monde politique et ces organismes (qui sont pourtant des entités indépendantes, des autorités administratives indépendantes précisément) est forte. Après l'HADOPI ils redoutent qu'un super-organisme s'arroge des pouvoirs omnipotents source d'injustice et de déséquilibres.A mon avis l'entente est compromise et le fossée ne va avoir de cesse de se creuser...il ne faut pas oublier que des convergences il va y en avoir d'autres comme et jusqu'à ce qu'une box offre l'accès cumulé à la téléphonie, l'internet, la télévision mais aussi on peut s'y attendre la banque et l'identité numérique. Le terminal universel, vieux rêve des industriels, approche. D'où l'intérêt de réfléchir et de pousser à l'instauration d'une nouvelle gouvernance qui ne dresse pas les camps les uns contre les autres.Les ministres ont jusqu'à novembre pour remettre leurs propositions quant aux modalités de ce rapprochement entre l'ARCEP et le CSA.ça nous laisse le temps de mener notre débat d'ici là Commentaire de christophelabrosse : C'est une idée très intéressant. J'imagine que cela serait une question très intéressant pour les avocats au Québec. Comment est-ce que tout cela marche? Commentaire de : Merci Christophelabrosse, vous êtes le bienvenu. Je n'ai pas compris cependant... Quel lien établissez-vous avec les avocats du Québec et notre thématique ? Ont-ils des actions dans ce sens ?